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Mardi 14 novembre 2006



Je dois avouer que j'ai un peu tardé à acheter ce disque vu le battage médiatique qu'il a suscité. J'avais peur de découvrir un disque formaté à la pop édulcorée.

Finalement quelle surprise, c'est le meillleur album que j'ai entendu cette année. C'est un son qui se situe entre les Stones et ELO et qui fait même penser aux Wings à leur apogée, mais qui sonne évidemment de manière bien plus actuelle.

Orson, le groupe, nous vient de Hollywood, Californie.

Il joue une musique que son chanteur Jason Pebworth qualifie en toute simplicité de “power-pop à deux guitares”.

La première chanson livrée par Orson au public, “No Tomorrow,” fut le single de la semaine de iTunes le plus téléchargé de toute l’histoire de Apple.

C'est vrai que le single entre dans la tête pour ne plus en ressortir. On l'écoute 1 fois, 2 fois, 3 fois ...
Le riff de guitare est imparable, et c'est finalement ce qu'on demande à du bon pop rock. 

Orson s’est formé en 2000 autour du noyau constitué de Jason Pebworth et du guitariste George Astasio. Le groupe doit son nom à la légende Hollywoodienne Orson Welles vu l’admiration que le groupe voue à son oeuvre.

Jason Pebworth n’est pas un chanteur rock très conventionnel. Avant de monter Orson, il a fait de la scène pendant plusieurs années dans diverses compagnies de théâtre. N’ayant jamais appris à jouer de la guitare, même s’il le regrette souvent, car, bien sûr, “c’est plus authentiquement rock and roll,” il compose ses chansons au piano. Ses influences sont un mélange de… eh bien d’à peu près tout et n’importe quoi. “J’adore les airs de Broadway, declare-t-il, et j’adore Black Sabbath.” Ayant grandi au Texas, Jason a “absorbé” le soft rock – Hall & Oates, The Doobie Brothers, Steely Dan – en plus de la soul de Memphis et de Philly. Le premier album acheté par Jason a été ‘The Game’ de Queen. (“Cet album a littéralement sidéré le blondinet que j’étais! dit-il en rigolant. Ils jouaient avec le post-punk et le disco et leur son était fabuleux.”). Pendant ses années à l’université, Nirvana lui a donné envie de monter son propre groupe. Suivirent une réelle fascination pour ‘Grace’ de Jeff Buckley et ‘OK Computer’ de Radiohead. Et aujourd’hui ? “Le groupe est branché à fond Led Zeppelin, Flaming Lips, Beck, Bjork. Je suis un grand fan de ELO… En gros, avoue Jason, j’ai piqué des idées à tout être humain ayant écrit une chanson!”

On sent effectivement dans l'album énormément d'influences, mais le son reste du Orson, et non une mauvaise copie.

L'album est très bien mixé, avec plein de petits effets que l'on découvre au fur et à mesure des écoutes.

Mes chansons préférées de l'album :

"No tomorrow" bien-sûr, qui comme "Take me out" de Franz Ferdinand deviendra un classique.

La chanson a un riff incomparable..., son seul défaut : elle est trop courte.

"Hapiness" démarre comme une chanson de Marvin Gaye, puis un riff à la keith Richards prend le relai jusqu'à un refrain très Beatles. Indéfinissablement bon.

"Downtown": Cette chanson aurait pu être tirée de l'album "Venus and Mars" des Wings. Mélodiquement c'est la plus belle de l'album. Décidément Paul McCartney a influencé des générations entières.

"So ahead of me" : Très belle rythmique de départ qui fait penser à du Billy Joel, la mélodie est aussi au rendez-vous.

"Save the world" : Morceau très sympa à  l'introduction  très Beach Boys qui dévie encore vers du Billy Joel teinté de McCartney.

L' album sonne très nouvelle scène anglaise pour un album des U.S..

De toutes façon tout l'album est bon, il est à écouter d'un seul trait.
Seulement 10 chansons, c'est trop court !
Par Nico - Publié dans : actu musicale
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Lundi 18 septembre 2006


    Peter Gabriel est né le 13 février 1950 à Londres.

En plus d'une voix exceptionnelle il est aussi flutiste, percussionniste, pianiste...

    En tant que leader de Genesis de 1969 à 1975 Peter Gabriel est un des fers de lance du rock progressif, la touche théâtrale en plus (voir bio de Genesis sur ce même site).


    Dans sa carrière solo qui débute en 1977 (deux ans de méditation ont suivi son départ de Genesis) il reste toujours dans le style progressif et s'adjoint les services du génial Robert Fripp (King Crimson) à la guitare et de Tony Levin à la basse (toujours avec lui en 2005). Il sort donc son
premier album avec juste son nom sur la pochette, Il explore un territoire plus sombre et plus cérébral avec des influences avant-gardistes et électroniques. Le succès commercial n'est évidemment plus comparable à Genesis, mais peu importe, Gabriel pose la première pierre d'une oeuvre qui restera de grande qualité même avec les années. On peut retenir sur cet album : "Solsburry Hill" et "Here Come the Flood" qui sont deux véritables joyaux.

 
    1978, Le deuxième album paraît (sans titre non plus). Il comporte les mêmes recettes que le précédent, mais Robert Fripp est encore plus présent et produit l'album. Le génial "On The Air" ouvre l'album et l'on pénètre à nouveau dans le mondre sombre de Gabriel et chirurgical de Fripp. Le LP est toujours à contre courant de l'époque, il est intemporel. Toujours aussi agréable à écouter presque trente ans plus tard.

    Le troisième album est produit par steve Lillywhite en 1980 (pas de nom). David Rhodes prend le lead guitar, même si Fripp est encore un peu présent. Le style est beaucoup moins sombre et plus aéré. Phil collins son ancien complice vient jouer sur quelques titres et Kate Bush assure les backing vocals. L'album est un peu plus commercial que les précédents, mais dans le bon sens du terme. Il est finalement l'aboutissement artistique de ces trois années en solo. Toujours dans le style Peter Gabriel, l'album est magnifié par les titres : "Intruder", "I Don't Remember", "Games Without Frontiers", et surtout "Biko" en hommage à Steven Biko emprisonné et tué en Afrique du Sud. Cette chanson devient un hymne contre l'appartheid.
L'album sort aussi en allemand avec des arrangements légèrements différents.

    C'est en 1982 que Gabriel ressort un nouveau LP ( toujours pas de nom sauf aux USA où il s'appelle "Security"). Les percussions sont omniprésentes et le style est de plus en plus épuré, le tout enregistré en digital. C'est métallique mais très chaud à la fois car teinté d'Afrique et d'Amérique du sud. La voix de Gabriel atteint la perfection. David Rhodes est à la guitare, Tony Levin à la basse et toujours Jerry marotta aux drums. Album quasiment parfait, il comporte "The Rhythm of the Heat", "San Jacinto", " I Have the Touch" et le hit : "Shock the Monkey".
Comme de coutume les paroles sont engagées.
Il existe aussi une version allemande (mix différent).
Très très bon album.

    1983 : Premier double live : "Peter Gabriel Plays Live". L'essentiel des quatre albums précédents. Les chansons sont magnifiquement revisitées et le son live est nickel, un pur bonheur.

    Peter Gabriel compose en 1985 la musique du film "Birdy". Cette B.O. est largement inspirée de l'album security, ce qui donne de magnifiques instrumentaux.

    Le nouvel album studio produit par Daniel Lanois arrive en 1986, il se nomme "So" et c'est le premier d'une trilogie. C'est aussi un succès mondial phénoménal. Le single "Sledgehammer" n'y est pas pour rien (3 millions de singles aux USA). L'album est plus ouvert à un large public : "Big Time" et "Sledgehammer", mais ce n'est pas au détriment de la qualité. On retient aussi "Don't Give Up" (duo avec Kate Bush qui parle du chômage), "Mercy Street", "In Your Eyes" et "Red Rain".
Gabriel est enfin apprécié à sa juste valeur et certains redécouvrent enfin ses quatre premiers albums.
Manu Katché, le batteur français est présent sur quelques titres et suit Peter Gabriel en tournée.

    Au lieu de surfer sur ce succès en bradant un nouvel album similaire, Gabriel enregistre seulement un titre sur l'album de son ami Youssou n'Dour en 1988 : "Shaking the Tree".
Il signe l'année suivant la B.O. du film de Scorcese, "La Dernière Tentation du Christ". Une musique qui colle parfaitement à la chaleur pesante du film.

    En 1990 sort une compilation de 16 titres : "Shaking the Tree", dont certains sont remixés : "I Have the Touch" et même réenregistrés : "Here Come the Flood" (superbe version piano / voix).

    C'est le grand retour en 1992 avec "Us". Second volet de la trilogie entammée avec "So" . Succès planétaire pour ce nouvel album emporté par les titres : "Steam", "Come Talk to Me" et surtout le magnifique "Digging in the Dirt". Le style a changé, il est beaucoup plus de groove, le son est plus chaud, la basse est omniprésente. Il incorpore des sonorités en phase complète avec le label Real World créé en 1989 par Gabriel pour promouvoir et produire les artistes et les musiques du monde.

    Qui dit succès mondial dit tournée mondiale et un double live : "Secret World Live" sort en 1994. Toujours nickel, l'album retrace les 17 ans de carrière solo de Gabriel. Le son est parfait, les musiciens aussi.

    Il faut attendre 6 ans pour que Peter Gabriel sorte un album concept : "Ovo The Millenium Show".
Pas vraiment un album de Peter Gabriel, au sens d'une collection de chansons, mais la musique, entièrement composée par lui, du spectacle "Ovo The Millenium Show", donné en décembre 1999. Cette musique, tout comme le spectacle, évoque le passé, le présent et le futur du monde. Il mélange musiques ethniques (notamment grâce au violoniste Shankar, mais également à des emprunts à la musique irlandaise), rock (les guitares de David Rhodes, la basse de Tony Levin, la batterie de Steve Gadd ou Manu Katché), électronique et chant, avec la présence de Ritchie Havens, Paul Buchanan : "Blue Nile", Elisabeth Fraser et, Peter Gabriel (quand même), comme sur le très beau " Father, Son ". Une grande oeuvre.
J'ai la version collector avec un livret de BD, c'est très beau.

    L'année 2002 s’avère être une année exceptionnelle pour les fans de Peter Gabriel... Tout d'abord : "Long Walk Home", une BO passionnante qui nous entraîne dans l’histoire sombre du continent australien et de son peuple aborigène. (Le film, "Rabbit Proof Fence", reste à ce jour inédit sur les écrans français.)
La musique, fortement ethnique, est marquée d’une ambiance aride, pesante : "Jigalong", "The Tracker", "Go Away Mr Evans", dramatique et triste, procurée par des percussions menaçantes : "Stealing The Children", le son inquiétant du didgeridoo et les envolées de cordes :"Running in The Rain", "Gracie’s Recapture". Peter Gabriel (aux claviers, piano, surdu, clap sticks...) est, comme on pouvait s’en douter, accompagné d’une multitude d’artistes du label Real World : Richard Evans, David Rhodes, Shankar, Doudou N’Diaye Rose, The Blind Boys of Alabama, ou le regretté Nusrat Fateh Ali Khan dont la voix est samplée sur Crossing The Salt Pan.  

    Beaucoup de monde donc, mais paradoxalement, Long Walk Home est moins «animé» que Passion, auquel il fait irrémédiablement penser (ainsi qu’à "Birdy"). Il faudra des écoutes répétées pour se familiariser avec ses ambiances un peu déconcertantes, mais sans doute dictées par le déroulement ou le sujet du film. Cette BO devrait en tout cas intéresser les auditeurs les plus exigeants de l’oeuvre du GAB’.


    Mais 2002 c'est surtout "Up", dernier volet de la trilogie (So-Us-Up), et c'est probablement l’un des meilleurs disques du maître. L’ambiance générale est plutôt sombre. Up est une réflexion sur la vie, la mort :"No Way Out", qui apparaît sur la version promo sous le titre "Don’t Leave " et qui parle d’un accident de voiture, les peurs enfantines : "Darkness", le moyen d’affronter ses propres peurs ou de soigner les blessures humaines : "I Grieve". L’album fait preuve d’une grande diversité sonore, allant du gospel :"Sky Blue" avec The Blind Boys of Alabama, qui est la version chantée de "Cloudless" sur Long Walk Home, aux rythmes plus électroniques : "Growing Up", "The Barry Williams Show", en passant par des arrangements intimistes : "The Drop", ou au contraire classico-symphoniques :"My Head Sounds Like That", "Signal to Noise". Les invités prestigieux se succèdent tout au long du disque : Daniel Lanois, Nusrat Fateh Ali Khan (voix samplée sur le superbe "Signal to Noise"), Shankar et Melanie Gabriel (chœurs sur "Sky Blue" et "More Than This").

Une totale réussite.

    2003, "Hit" est une double compilation des succès de Gabriel qui porte bien son titre. Un double cd est un minimum pour avoir un aperçu de l'oeuvre. Idéal pour découvrir et ensuite se jeter sur tous les albums.

    Peter Gabriel sort aussi en 2003 le DVD live issu de la tournée "Growing Up Live"
L'image est d'un piqué et d'une balance des couleurs exceptionnels, le son parfait offre une belle image stéréo et un spectre large. Ceci étant dit passons au contenu lui-même. Le répertoire excellent fait la part belle au dernier album studio "UP" mais Peter Gabriel n'en oublie pas moins ses anciens grands classiques tels "Red Rain", "Mercy street", "Solsbury Hill" et "Sledge hammer". Le spectacle est exceptionnel et on assiste à une véritable mise en scène. Les moments les plus forts se situant pendant l'interprétation de "Downside up" et "Growing up". Durant le final du premier titre cité, Peter Gab et sa fille se retrouve la tête en bas tout en tournant sur un portique au centre de la scène; durant le second titre, le chanteur est à l'intérieur d'une sphère en plastique transparent qu'il fait avancer ou sauter au gré du développement du morceau : incroyablement original et spectaculaire. Un autre grand moment : l'ouverture du concert par un "Here comes the flood" interprété en solo par Gabriel au piano.

Un des meilleurs live jamais enregistrés.


Site de
Peter Gabriel.

Par Nico - Publié dans : Bios et Discographies
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Lundi 11 septembre 2006


James Paul McCartney est né à Liverpool le 8 juin 1942. En juin 56, il rejoint les Quarrymen et John Lennon, de deux ans son aîné. En 1960, le groupe devient les Silver Beatles, puis les Beatles (voir bio sur le même site) en 62. Associé à Lennon, il reste l'un des plus grands songwriters contemporain, si ce n'est le plus grand (avec bien sûr son acolyte scarabéen).
Paul McCartney livre son premier travail solo en pleine période Beatles : c’est la musique du film “Family life” en juin 67. Le 12 mars 69, il épouse la photographe des rock stars, l’américaine Linda Eastman, qui sera dès lors associée à sa carrière discographique.

L’album “McCARTNEY”, son premier véritable album solo, paraît en avril 70, quelques jours avant "Let it be".
Paul l'a enregistré à la maison et il y joue de tous les instruments. Il est massacré par la critique de l'époque qui est désespérée par la séparation de Beatles. Néanmoins le style est très beatles, et certains titres sont magnifiques : "Maybe I’m amazed”, "Junk", "Oo You". De toutes façons, depuis 1965 Macca et Lennon travaillent souvent en solo, même s'ils signent toujours Lennon/Mac Cartney.

L'album se classe quand même en tête des hit-parades des deux côtés de l'Atlantique.

En mai 71, Paul et Linda publient “RAM”. Ce deuxième album a été réalisé avec des musiciens de sessions new-yorkais et donne à McCartney son premier n°1 américain : “Uncle Albert / Admiral Halsey”. Je suis plus réservé sur ce deuxième album, on sent que Macca se cherche un peu trop. Pour moi seule la chanson "Dear boy" sort du lot.

 C’est à cette époque que Paul McCartney décide de s’entourer d'un vrai groupe, aussi bien pour enregistrer que pour tourner. Il garde Linda à ses côtés, embauche Denny Seiwell à la batterie et Denny Laine, l’ancien guitariste et chanteur des Moody Blues.
Le 3 décembre 71, Linda donne naissance à leur premier enfant, une fille prénommée Mary. Dans la salle d'attente de la maternité, Paul improvise une prière et les mots "anges", puis "ailes" lui viennent spontanément à l'esprit.
Il trouve ainsi le nom de son groupe, les Ailes. En anglais : Wings.

En novembre 71, l'album “WILD LIFE” est crédité à Paul McCartney & Wings. On est de plus en plus loin de la magie Beatles, alors que la carrière solo de Lennon est au top avec "Imagine". Paul comprend alors qu'il a besoin d'aguerrir son groupe, de le roder. Il recrute le guitariste Henry McCullough et il emmène Wings sur la route pour une série de concerts surprises dans les universités anglaises.

Parallèlement à ses albums, Paul McCartney publie une série de singles inédits dont le premier, "Another day", est n°2 en Angleterre en février 71 (la face B "Oh woman, Oh why" est une pure tuerie).
Cette politique inaugurée à l’époque des Beatles, il va la poursuivre tout au long des années 70 et 80. Après “Another day”, c'est “Give Ireland back to the Irish”, "Hi hi hi" et “Mary had a little lamb”.

Mai 73 marque la sortie de “RED ROSE SPEEDWAY”. L'album est aussi décevant que son prédécesseur, mais il apporte à Paul McCartney un nouveau n°1 américain, “My love”, une ballade sentimentale qu'il a écrite pour Linda.

L'album suivant est "Band on the run", que beaucoup salueront comme un véritable chef-d'œuvre.

C'est au Nigéria, en partie dans le studio de Ginger Baker, l'ancien batteur de Cream, que Wings décident d'enregistrer leur nouvel album, "BAND ON THE RUN".
En juillet 1973, alors que les cinq musiciens s'apprêtent à s'envoler pour Lagos, le batteur Denny Seiwell et le guitariste Henry McCullough abandonnent brutalement le groupe, laissant Paul McCartney dans une situation pour le moins délicate. Macca en fait donc quasiment un album solo (aidé de Denny lane et Linda) laissant enfin place à son génie.

Lorsque “Band on the run” paraît en décembre 73, la critique est à la fois élogieuse et unanime : elle y voit le premier grand disque de Paul depuis les Beatles, un avis partagé par le public qui le classe N°1 des deux côtés de l’Atlantique.

Deux singles parachèvent le triomphe de l'album : "Jet" et “Band on the run”, un titre auquel Paul McCartney reste particulièrement attaché.

1973 est aussi l'année de la sortie du James Bond "Live and let die" avec Macca pour la composition du titre éponyme (énorme succès repris plus tard par les Gun's).

Le groupe se renforce en mai 74 avec deux nouveaux musiciens : le batteur Geoff Britton, bientôt remplacé par Joe English, et le guitariste Jimmy McCulloch.
C'est à Nashville qu'ils enregistrent l'album “VENUS AND MARS ARE ALRIGHT TONIGHT". On y trouve ”Listen to what the man said”, un nouveau N°1 pour Paul aux Etats-Unis. L'album est excellent et très Beatles : Melodies, harmonies vocales etc...

De l’automne 75 à l’été 76, les cinq musiciens réalisent leur première tournée mondiale, au moment où paraît l'album “WINGS AT THE SPEED OF SOUND”. Les deux titres de ce LP à retenir sont "Let them in" et surtout "Silly love songs", à se passer en boucle.
La tournée se termine aux Etats-Unis. C’est au cours de ces derniers concerts qu’ils enregistrent “WINGS OVER AMERICA”, un triple album public et un film qui sortent en décembre 76.

L'année suivante, les Wings et Paul McCartney ont des activités plutôt réduites, puisqu’ils ne publient en tout et pour tout qu’un single, “Mull of Kintyre”, une superbe chanson qui vante les charmes d’une région d’Ecosse où Paul possède une propriété.
Avec “Mull of Kintyre”, McCartney décroche son premier n°1 en Angleterre et il établit un nouveau record pour un single avec plus de deux millions et demi d'exemplaires vendus.
Ce record tiendra jusqu'en 1984 où il sera battu par le Band Aid.

En mars 78, “LONDON TOWN” marque le retour des Wings. C'est un disque qui a été presque entièrement enregistré sur un yacht ancré aux Iles Vierges, d'où son premier titre abandonné par la suite, "Water Wings".
“London town” apporte à Paul McCartney un sixième N°1 aux Etats-Unis : “With a little luck”. L'album est un peu plus faible mais reste quand même très bon. J'adore la dernière chanson "Morse Moose and the grey goose" où il laisse libre court à son imagination. C’est le dernier album de Wings auquel participent Jimmy McCulloch et Joe English qui seront remplacés pour la suite par des musiciens de studio.

Parue à cette époque (fin 78), la compilation “WINGS GREATEST” rassemble tous les tubes de McCartney depuis 71, qu’ils soient extraits d'albums ou parus sous forme de 45-tours isolés.

En juin 79, Wings proposent “BACK TO THE EGG”, un album nettement plus rock que ses prédécesseurs avec beaucoup de Guest stars, mais dont les ventes sont assez décevantes. C'est aussi l'année de sortie du magnifique single "goodnight tonight".

Début 1980, Wings sont en tournée au Japon. Le 16 janvier, à l'aéroport de Tokyo, les douaniers découvrent 200 grammes de marijuana dans les bagages de Paul McCartney : il passe dix jours en prison avant d'être expulsé. Les concerts doivent être annulés, les places remboursées, ce qui précipite la dissolution de Wings, officialisée seulement un an plus tard, en avril 81.

Lorsque l'aventure Wings se termine, Paul McCartney a 38 ans et, à l’évidence, plus rien à prouver. En 1979, il était entré dans le Livre Guinness des Records avec une triple distinction suprême pour la vente de 100 millions d’albums, la vente de 100 millions de singles et l’obtention de 60 disques d’or, ce qui faisait de lui le premier compositeur de musique populaire de son époque.
On lui avait remis à cette occasion un disque unique de rhodium.

Macca aborde les années 80 en solo avec "McCARTNEY II" en référence à son premier album solo de 1970. L'idée est la même, il est seul aux manettes et le style est très épuré quoique très électronique. A retenir : "Coming up" et "Bogey music". Album très très fun, d'une richesse sonore et mélodique rare. Une réussite et un de mes trois albums préférés du maître.

1982 voit l'arrivée d'un nouvel album : "TUG OF WAR". Il est produit par le légendaire George Martin qui s'est occupé de la quasi totalité des albums des Beatles. Le son est impeccable, on notera deux duos avec Stevie Wonder dont "Ebony and Ivory". Paul rend aussi hommage à son éternel comparse disparu deux ans auparavant avec "Here Today". Album sympa mais assez terne à mon goût. La qualité reste quand même d'un niveau digne du songwriter de légende.

Après "TUG OF WAR", le logique "PIPES OF PEACE" complète l'oeuvre. Album plutôt moyen (la production martiniène ne sauve rien) exceptés le titre éponyme (très belle mélodie) et le duo avec M. Jackson : "Say say say" qui fait un carton et dont le refrain est samplé pour les dancefloors en 2006. Un second duo avec Jackson : "The girl is mine" sort uniquement en single et connaît le même succès.

Macca livre en 1984 une comédie musicale pour le cinéma qu'il sort aussi en album : "GIVE MY REGARDS TO BROAD STREET". Il y reprend des titres de sa carrière solo et des Beatles plus quelques inédits, d'ailleurs Ringo Starr est de l'aventure. Les versions réenregistrées de ses tubes ne sont pas à la hauteur des originaux, cependant la suite musicale  continuant la mélodie d'Eleanor Rigby est assez réussie.
Un inédit : "No more lonely nights" est sorti en single. David Gilmour assure le lead guitar. C'est commercial mais de bonne qualité.

"PRESS TO PLAY" débarque en 1986. C'est un album presque entièrement composé à deux avec Eric Stewart ( 10CC ). On sent que Macca est sur la voie de la renaissance et de ce qui a toujours fait son succès : l'inventivité. Mais il manque encore un je ne sais quoi.
Ce qui n'empêche pas un single hors album : "Once upon a long ago" de retrouver la tête des charts.

1987 : "ALL THE BEST". Comme le titre l'indique, c'est un best of de la carrière post Beatles de McCartney. Quasiment que des tubes, mais il manque tellement de choses ...

En 1988, Paul sort uniquement en URSS un disque de reprise de rock'n'roll : "CHOBA B CCCP". Le disque sortira un peu plus tard dans le monde et permettra de découvrir un album superbe à l'image de celui que Lennon avait fait en 1975.

1989 : le retour du scarabée !!!
L'album qui marque enfin sa réconciliation avec le compositeur qu'il a été durant l'époque des Fab Four. Paul sort avec la complicité de son ami Elvis Costello "FLOWERS IN THE DIRT". Succesion de tubes : "My brave face", "This one", "Put it there" etc...
Très très grosse qualité pour un album encensé par toute la presse et le public. Je me souviens assez bien de cette époque, car c'est le premier CD que j'ai acheté (adieu K7 ...). On aurait dit à l'époque que tout le monde redécouvrait que Macca était aussi important que Lennon pour l'oeuvre des Beatles. Il n'hésite d'ailleurs plus à reprendre sur scène ses compositions de l'ère scarabée. Il rend même hommage à Lennon pour les dix ans de sa mort en interprétant sur scène "Help".

Un double live sort en 1990 consécutivement au succès de la tournée "TRIPPING THE LIVE FANTASTIC". Paul a battu un nouveau record du monde : Il a joué devant 1840000 personnes au stade Maracana de Rio !

Juin 91 : sortie d'un "UNPLUGGED". Avec le live précédent, c'était un peu inutile, mais à l'époque tout le monde sortait son unplugged, alors ...

Paul se risque dans le classique avec "LIVERPOOL ORATORIO" en octobre 91. Il y en a qui ont aimé.

"OFF THE GROUND" débarque en 1993 et connaît un gros succès avec le titre éponyme et "C'mon people" qui est dans la veine de "Let it be". Mais à mon goût, l'album est moins réussi que le précédent, car c'est du McCartney convenu et relativement plat, mais bon. Il s'ensuit quand même une monstrueuse tournée de stades et un simple live "PAUL IS LIVE" avec beaucoup de titres des sixties. Pour la petite histoire, Paul apparaît seul avec un chien sur une pochette où il traverse de nouveau Abbey road. On sait qu'à l'époque lorsque les Beatles avaient posé pour l'album "Abbey road" en traversant le passage clouté de cette même rue, Paul était pieds nus et la rumeur avait fait croire à sa mort (d'où le titre clin d'oeil de ce live : Paul is live).

En mai 1997, Macca revient après avoir travaillé sur la triple anthologie des Beatles avec Harrison et Starr. "FLAMING PIE" était le surnom que Lennon avait donné à Paul et c'est le titre du nouvel album du maître. Carton total ! Un album qui pourrait se glisser dans la discographie scarabéenne de part sa qualité. Pas la peine de s'étendre, tous les titres sont des tueries, vite achetez-le. Ringo Starr à la batterie et George Martin à la prod' sont une raison supplémentaire pour se laisser emporter par ce joyaux intemporel.

Fin 97 "STANDING STONE" est le deuxième disque classique de Macca. Il y en a qui ont encore aimé.

Octobre 99, Paul sort un dique de reprises rock plutôt sympa : "RUN DEVIL RUN". Mais on sent que le coeur n'y est pas, en effet macca a perdu sa femme Linda en avril 98 et il est plus qu'affecté par cet événement. Du coup, comme un hommage un double best of des Wings : "WINGSPAN" sort en 2001 (Linda était membre du groupe).

En novembre 2001 le scarabée retrouve les joies de l'écriture et sort "DRIVING RAIN". La dernière chanson "Freedom" est en hommage aux victimes du 11 septembre et a été rajoutée in extremis au pressage du disque. L'album contient quelque bonnes mélodies à la Macca, mais rien de transcendant. Il faut dire que Paul est encore très affecté par la mort la même année de son ami et vieux complice George Harrison.

Ca n'empêche pas 2 doubles lives de sortir fin 2002 et début 2003. Respectivement "BACK IN THE US" (tournée US) et "BACK IN THE WORLD" (tournée mondiale). Encore deux lives de plus, mais on ne s'en lasse pas.

Septembre 2005 : "CHAOS AND CREATION IN THE BACKYARD". Je viens de réecouter l'abum en finissant d'écrire ces quelques lignes. Dans l'esprit de Flaming pie, très mélodique, reposant et une chanson "English tea" qui est peut-être une des meilleures de son répertoire. Tous les instruments sont joués par Paul, et c'est juste parfait. On en redemande.

 

Voilà, c'est fini. J'ai été aussi exhaustif que possible dans une carrière énooooooorme; oubliant volontairement les albums des 90's sortis sous le pseudo de Fireman. C'est quasiment de la musique expérimentale, difficile donc d'émettre un avis.

Le site incontournable : mplcommunications

Par Nico - Publié dans : Bios et Discographies
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