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Mercredi 3 août 2005
   

    David Jones est né à Brixton (à coté de Londres) le 8 janvier 1947 et découvre la musique grâce à son frère. Il apprend le travail du bois dans un collège technique et travaille le saxophone. C'est à cette époque qu'au cours d'une rixe sa pupille restera paralysée. Il commence à jouer et s'exprime par la suite dans divers groupes (King Bees, Manish Boys, The Buzz). Pour ne pas être confondu avec Davy Jones, le leader des Monkees, il prend le nom de David Bowie fin 65 (nom emprunté au couteau "Bowie").


    En 1967, il sort un premier album solo "David Bowie". On peut déjà sortir de ce LP une très bonne chanson : "come and buy my toys".


    Il sort en 1969 son album "Man of Words, Man of Music", qui prendra par la suite le nom de "Space Oddity" et qui fera décoller sa carrière. Il tourne aussi avec le groupe The Hype (Mick Ronson, Tony Visconti et l'ex-Rats John Cambridge).

    En 1970, toujours accompagné de Ronson et Visconti, Bowie sort "The Man who sold the World" comprenant la célèbre chanson éponyme (reprise par Nirvana), album qui rencontrera un succès mitigé. Je dois avouer que même avec le recul des années, l'album est bien moyen comparé à ce qui va suivre. L'année sera aussi marquée par son mariage avec Angela Barnett.

    En 1971, il sort "Hunky Dory" véritable bijou qui , lui, remportera un franc succès avec des titres incontournables comme : "changes", "oh ! you pretty thing", "life on mars". (Trevor Bolder remplace Visconti à la basse qui se consacre à la production de l'album)

    Mais la gloire arrive en 1972 avec "The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars".On retiendra sur cet album : " moonage daydream", "starman", "Ziggy stardust".
L'ensemble des compositions est exceptionnel.

    "Aladdin Sane" sort l'année suivante avec des titres comme : "Jean genie", "cracked actor", "time" et une reprise décapante de "let's spend the night together " des Stones. Comme l'album  précédent l'album entier s'écoute d'une traite.

    Cette même année Bowie assure la production d'autres musiciens (Lou Reed ("Transformer"), The Stooges et Mott the Hoople ("All the Young Dudes")..), il est devenu un incontournable de la scène mélangeant musique et prestation quasi théâtrale...
Il décide finalement de se débarasser du personnage trop encombrant de Ziggy Stardust le 3 juillet 73 sur scène (Ziggy était un nom emprunté à un tailleur londonien et Stardust venant du Legendary Stardust Cowboy). Un enregistrement de ce concert sortira d'ailleurs 10 ans plus tard sous le nom de "The Motion Picture". En 2003, une réédition supervisée par Tony Visconti est sortie dans les bacs, je ne saurais que trop vous la conseiller.


    1973 est aussi la sortie de "Pin Ups", album de reprises relativement sympathique qui signe la dernière collaboration avec le guitariste Mick Ronson.

    "Diamond Dogs" paraît en 1974. Outre la couverture où Bowie apparaît mi-homme, mi-chien, l'album est aussi un incontournable de sa carrière avec les titre "rebel rebel", "1984" et à mon goût la perle de l'album "we are the dead".
"David Live at the tower Philadelphia" suit en octobre 74 (bon live aussi réédité par Visconti en 2005)

     "Young Americans" sort un an plus tard. Lennon signe un titre avec Bowie : "fame", et l'accompagne à la guitare sur "across the universe" (reprise des Beatles). L'album est bon, mais on sent que Bowie n'est pas au mieux.Il s'est séparé de son épouse et de son manager Tony Defries, il est alors méconnaissable et tombe dans la drogue.

    Il se crée alors un nouveau personnage: the Thin White Duke, et revient en 1976 avec un sublime album au style musical très différent des précédents : "station to station". Le titre éponyme de 10 mn est ahurissant, "wild is the wind" est une magnifique ballade, mais la pièce de résistance est le joyau " stay" avec un riff à tomber (peut-être ma chanson préférée de Bowie).

    1977, en plein mouvement punk auquel il n'adhère pas, il part à Berlin pour enregistrer avec Brian Eno (ex-Roxy Music) ce qui deviendra la trilogie Berlinoise complètement à contre courant de l'époque car très électronique.
Début de l'année sort le premier de la série : "Low". C'est un album au style très froid avec de remarquables compositions : "speed of life", "sound and vision" et surtout "always crashing in the same car".

    Fin 1977 "Heroes", deuxième de la trilogie et magnifique réussite artistique aussi. A retenir : "V-2 Schneider", "the secret life of Arabia". Bien évidemment "heroes" est le morceau de résistance de l'album avec un Robert Fripp (King Crimson) à la guitare qui transcende le titre".
Incontournable.

    L'année qui suit voit la sortie de "On stage", un live encore et toujours réédité par Visconti en 2005, avec remixage, bonus tracks, etc...

    Le dernier volet de la trilogie arrive en 1979 : "Lodger". La recette est toujours la même et ne lasse toujours pas. Je retiens pour ma part sur cet album : "Boys keep swinging" et le déjanté "look back in anger" où le solo de guitare d'Adrian Belew fait merveille.

    Septembre 1980, nouvel album de bowie où il apparaît en clown blanc sur la pochette : "Scary monsters and super creeps". Ne vous y trompez pas, ce LP n'a rien d'une plaisanterie, c'est même un des meilleurs albums de l'artiste avant longtemps.Il est N°1dans tous les pays d'Europe. Finalement le style n'est pas très différent des albums précédents. C'est un album concept qui débute avec le magnifique "it's no game part 1" et se termine avec son jumeau mélodique "it's no game part 2". Entre les deux viennent se greffer "scary monsters", "fashion" et le bijou "ashes to ashes".
Rien à dire, superbe album pour clore les seventies.

    1981, il collabore avec Queen pour signer le single "under pressure". Gros succès commercial et bonne chanson.

    Début 1983 sort dans les bacs ce qui sera le plus gros succès commercial de Bowie : "Let's dance". Je suis un fan invétéré de la chanson titre de l'album avec ses 7mn et la lead guitar de Stevie Ray Vaughan. Même si c'est un classique, c'est toujours aussi bon de l'écouter en entier. Le problème c'est que le reste de l'album, mis à part "china girl" et "shake it" est quand même un peu en dessous. Musicalement Bowie a pris un virage à 180 degrés pour rentrer dans le son des années 80...

    Ce qui devait arriver ...  arriva.
1984, il sort "Tonight". Autant dire que la flamme est éteinte, à part "god only knows" reprise des Beach Boys qui est un très bon titre, l'album sonne très commercial et très 80's. Pour les amateurs uniquement.

    Heureusement 1985 est sauvée par les singles "this is not America" (collaboration avec Pat Metheny) et "absolute beginners". Le son est 80's mais très bon.

    1986, Bowie co-signe la B.O. du film "Labyrinth".  Amusant, sans plus.

    Nouvel album studio pour Bowie en 1987 : "Never let me down". Rien à dire : très 80's, très commercial, il perd ses fans de la première heure. De son propre avis, ces années resteront pour lui une lente descente aux enfers.

    En 1989, il essaie de se relancer en créant le groupe Tin Machine avec les frères Hunt et Tony Sales (anciens musiciens d'Iggy Pop) ainsi que le guitariste Reeves Gabrels mais ça n'a pas le succès escompté. Après les albums "Tin Machine I" et "Tin machine II", Bowie reprend l'aventure solo et retrouve le succès grâce à "Black tie White Noise" en 1993 avec le single "jump they say". Une nouvelle fois le changement de style musical est total : "the wedding song","I feel free". L'album ne ressemble à rien d'autre qu'à du Bowie, sauf que le Bowie des 90's est bien plus inspiré que celui des 80's.
Il se marie au top model Iman

    Fin 1993 il signe la musique d'un téléfim en quatre parties pour la BBC : "The buddha of suburbia". Très correct et dans la veine de l'album précédent

    En septembre 1995, Bowie revient avec "1.Outside". Son ancien complice Brian Eno est aussi de la partie. Résultat : un album concept qui n'est pas sans rappeler la période berlinoise avec le son de 95 (jungle sur "hallo spaceboy" et "I'm deranged"). Tous les titres sont agréables avec une préférence pour "I've not been to Oxford town", "no control" et "outside". A cet album devaient succéder 3 autres opus dont le deuxième : "2.contamination", mais les dizaines d'heures de bandes enregistrées par Eno et Bowie resteront sans doute dans les oubliettes.

    1997, "Earthling" : Jungle quand tu nous tiens. En effet cet album est presque entièrement  jungle. N'étant pas particulièrement fan de cette musique, je dois reconnaître que le LP est largement écoutable dans son ensemble.
Titres à retenir : "little wonder" et surtout "I'm afraid of americans" (duo avec Nine inch nails).

    "Hours" débarque en 1999 et on peut dire que Bowie a réussi les 90's. J'aime beaucoup cet album car désormais Bowie fait une musique qui assimile toutes les meilleures périodes de sa longue carrière.
"what's really happening" et "something in the air" nous replongent dans l'angoissante ambiance des albums de la fin des 70's."the pretty things are going to hell" fait même une incursion dans  le métal.

    En 2000 Bowie enregistre au BBC theater un superbe live où se côtoient anciennes et nouvelles compositions. Le son est magnifique, les musiciens au top. "stay" est à tomber. C'est le 3ème disque bonus de "Bowie BBC sessions". Les deux premiers disques sont de la période 70-72.

    2002, sort "Heathen". L'album préfigure le nouveau style Bowie des années 2000. On retiendra "cactus" et "slow burn". Musicalement parfait mais un peu sombre à mon goût.
    C'est aussi le temps de la sortie d'un best of de Bowie. Il est soit simple (20 titres) soit double (40 titres), il y a une vingtaine d'exemplaires selon les pays avec un track listing différent. Tous ces best of recoupent 63 titres de bowie. Le double version americaine est sympa pour découvrir l'artiste, mais beaucoup de titres sont en version single, donc plus courte (dommage).


    "Reality" est disponible en septembre 2003, quasiment 1 an après "Heathen" et cette fois-ci c'est du très très grand Bowie. Tous l'album est génial. Voici quand même mes préférences : "new killer star", "never get old", "looking for water", "days", "reality", "bring me the disco king" et le superbe hommage à George Harrison avec la reprise de "try some, buy some".
    Sur le collector figure un réengistrement de "rebel,rebel" qui est excellent (tiré de la B.O. de Charlie's angels).

    Pas évident de commenter la discographie de Bowie, surtout que les avis divergent souvent. Mais je ne pense pas avoir commis de crime impardonnable.
Par Nico - Publié dans : Bios et Discographies
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Jeudi 14 juillet 2005

Neil Young 1974

    Neil Young est né à Toronto le 12 novembre 1945.

En 1963, il joue avec les Squires ; en 65, il fait partie des Mynah Birds qui comptent dans leurs rangs le chanteur Rick Matthews, que l’on connaîtra plus tard sous le nom de Rick James. Les Mynah Birds signent chez Tamla Motown et enregistrent un album resté inédit.

    Finalement, le groupe se sépare contraint et forcé lorsque Rick James est arrêté comme déserteur de la Navy. Neil Young retourne au Canada où il tente une carrière de chanteur folk, mais sans réel succès. Accompagné de Bruce Palmer, il décide alors de tenter sa chance à Los Angeles. Au hasard d’un embouteillage, Young et Palmer retrouvent Stephen Stills et Richie Furay, deux musiciens qu’ils avaient rencontrés quelque temps auparavant à New York.

    Avec le renfort de Dewey Martin, ils forment un groupe qu’ils baptisent Buffalo Springfield. Le Buffalo Springfield participe à la scène folk-rock et country-rock où il côtoie les Byrds. En un peu plus de deux ans, ils publient trois albums dont un seul extrait, “For what it’s worth”, atteindra le Top 10 américain. Ces trois disques sont, dans l'ordre : “BUFFALO SPRINGFIELD", “BUFFALO SPRINGFIELD AGAIN” et “LAST TIME AROUND”. Mais lorsque paraît ce troisième album, en décembre 1968, Neil Young n’est déjà plus là.

    De son passage au sein du Buffalo Springfield, on retiendra le génial "Mr. Soul". En janvier 69, Neil Young publie un premier album solo qui porte simplement son nom:"NEIL YOUNG". On y découvre déjà tous les éléments qui feront bientôt son originalité.
A cette époque, Young fréquente Crazy Horse, un groupe de musiciens new-yorkais installé sur la côte ouest et composé de Billy Talbot à la basse, Ralph Molina à la batterie et Danny Whitten à la guitare.

    Neil Young et Crazy Horse enregistrent “EVERYBODY KNOWS THIS IS NOWHERE”, un album qui paraît en mai 69 et qui contient les classiques “Cowgirl in the sand” , “Down by the river”(une tuerie) et “Cinnamon girl”.
C'est sur cet album que l'on prend vraiment conscience que Neil Young est un guitariste inimitable et reconnaissable au premier riff.


    En juin 69, à la demande de Stephen Stills, son ancien partenaire du Buffalo Springfield, Neil Young accepte de rejoindre Crosby, Stills & Nash. Le 16 juin, le quatuor se produit à Woodstock, un concert devenu légendaire.Bien que ce soit une grosse arnaque car la majorité des titres de Crosby, Stills, Nash & Young qui y figurent proviennent d'un concert au Fillmore East.


    En rejoignant Crosby, Stills & Nash, Neil Young a toutefois posé une condition : celle de pouvoir continuer parallèlement sa carrière solo. Concrètement, il enregistre le matin pour son propre compte, et l’après-midi, il est en studio avec Crosby, Stills & Nash pour les sessions de l’album “DEJA VU” qui sort en mars 70. “Deja vu” se classe n°1 aux Etats-Unis et Neil Young devient une star.
Il retourne néanmoins à sa carrière solo et publie “AFTER THE GOLDRUSH” en août 70. C’est un grand succès commercial.

    Enregistré à Nashville avec des musiciens de studio rebaptisés The Stray Gators, “HARVEST” paraît en février 72 (indispensable). Son succès prend Neil Young par surprise. L’album est n°1 aux Etats-Unis et en Angleterre. Le single “Heart of gold”.

    Devant cette réussite commerciale inattendue, Neil Young est mal à l’aise, car il craint d’être assimilé à un simple phénomène de mode ou, pire encore, de devenir le symbole d’un quelconque mouvement musical ou culturel. En novembre 72, “JOURNEY THROUGH THE PAST” est la bande originale d’un film autobiographique, dont la parution coïncide avec les morts par overdose de Danny Whitten, le guitariste de Crazy Horse, et de Bruce Berry, un roadie de Crosby, Stills, Nash & Young. Cette double tragédie qui touche des amis très proches va affecter durablement l’oeuvre de Neil Young. En 73, il se contente d’un album public, “TIMES FADE AWAY”, qui ne comprend toutefois que des titres inédits enregistrés lors de sa tournée américaine avec les Stray Gators.

    Si l’on fait le compte, Neil n’est pas retourné en studio depuis les sessions qui avaient donné "Harvest”. Mais à partir de 74, il redevient très productif et enregistre trois albums en un an et demi. C’est d’abord “ON THE BEACH”, un disque à la fois sobre et pessimiste qui paraît en juin 74. Outre "Walk on", qui permet à Neil Young de renouer avec les hits-parades, on y trouve le très beau "See the sky about to rain". “TONIGHT’S THE NIGHT” date de juin 1975. C’est un album personnel et poignant qui ne s'embarrasse d'aucune préoccupation commerciale et qui témoigne du désarroi profond de Neil Young après les disparitions tragiques de Danny Whitten et de Bruce Berry. Enregistré avec Crazy Horse augmenté notamment de Nils Lofgren, “Tonight’s the night” est un disque noir, morbide, mais c’est du très grand Neil Young. Crosby, Stills, Nash & Young se reforment en 74 pour une longue tournée et, éventuellement, un nouvel album. Mais des problèmes d’égo, de drogue et un certain manque d’inspiration font capoter cette réunion a priori prometteuse. Neil Young retrouve alors Crazy Horse et son nouveau guitariste Frank “Pancho” Sampedro. Ensemble, ils enregistrent “ZUMA” qui paraît en novembre 75. “Zuma” contraste agréablement avec la noirceur du précédent album. Il dégage une bonne dose de fraîcheur et d'enthousiasme et, outre un des grands classiques du répertoire de Neil Young, “Cortez the killer”, il contient des titres comme "Don’t cry no tears" et "Looking for a love". A noter également que Crosby, Stills, Nash et Young sont réunis sur le dernier titre de cet album : "Through my sails".

    En juin 77, Neil Young publie “AMERICAN STARS ‘N’ BARS”, attention ça sonne vraiment country, si comme moi vous avez du mal, le seul morceau non country est: “Like a hurricane”.
A ce point de sa carrière, Neil Young fait une sorte de bilan et supervise lui-même la compilation "DECADE" qui parait sous la forme d'un triple album en novembre 77.

    Il retourne ensuite en studio pour préparer "COMES A TIME" qui sort en octobre 78. Depuis "Harvest", c'est son album le plus accessible et aussi sa plus grande réussite commerciale, mais toujours country...
"Comes a time" est le morceau qui sort du lot.


    Dans la foulée, il entame sa première tournée importante depuis deux ans avec Crazy Horse. Filmée et enregistrée, cette série de concerts donnera le film "Rust never sleeps" et le double album "LIVE RUST" (plus qu'excellent !!!). En juin 79, l’album “RUST NEVER SLEEPS”(très rock), sans rapport avec le film qui porte le même titre, propose une face acoustique et une face électrique d’où émerge le très punky “Hey hey, my my (into the black)”(Ce morceau a un riff qui tue). Cette chanson où Neil Young parle de Johnny Rotten, le chanteur et leader des Sex Pistols, aura son importance dans le suicide de Kurt Cobain, quatorze ans plus tard.
“HAWKS AND DOVES” sort en novembre 80, album country, toujours pour les fans.

    1981 :"RE-AC-TOR", un album très rock ! Et pour moi superbe. Puis suit l'album "TRANS" (electro)où séquenceurs et vocoders lui servent à masquer sa douleur et son désarroi face à son enfant tétraplégique. Ces albums surprennent les admirateurs de Neil Young qui préfèrent, et de loin, ses compositions plus anciennes. Ses ventes s’effritent au grand dam de Geffen, sa nouvelle maison de disques.
    En septembre 83, Neil perd encore quelques fans lorsqu’il publie un album de pastiches de rock style années 50, “EVERYBODY’S ROCKIN’”, enregistré cette fois avec les Shocking Pinks. Le disque est beaucoup critiqué, pour ne pas dire “descendu”.

    Mais Neil poursuit obstinément son idée : échapper aux classifications et ne jamais faire ce qu’on attend de lui. Après le rock électronique et le rockabilly, Neil Young s’attaque encore et complètement à la musique country. L'album “OLD WAYS” qui parait en septembre 85.
Puis il revient enfin à son style habituel sur l'album “LANDING ON WATER”(bien moyen), en août 86. Mais pour son label, cette décision arrive bien trop tard. Interdit d’enregistrement par Geffen, Neil se voit alors contraint de travailler dans une semi-clandestinité. Il est même pris en chasse par un détective privé qui épie ses faits et gestes jour et nuit. Un accord à l’amiable met fin à cette histoire rocambolesque dont l’album “LIFE”(bon album rock), en mai 87, est le dernier épisode.

    En 1987, Neil Young reprend la route avec Crazy Horse. C’est au cours de cette tournée qu’il repense à ce que lui avait dit Mike Bloomfield quelques années auparavant : “Tu devrais jouer du blues”. Pour l'occasion, il monte un nouveau groupe, The Bluenotes, avec lequel il enregistre “THIS NOTE’S FOR YOU”(surprenant mais plus qu'écoutable), un album qui marque son retour sur Reprise, le label de ses débuts.

    En octobre 1989, Neil Young publie l'album “FREEDOM”( totalement indispensable, à mon avis c'est l'album de la renaissance ), où il est accompagné par un nouveau groupe, Restless, composé pour l'essentiel des anciens Bluenotes. Crazy Horse, les Stray Gators, International Harvesters, les Shocking Pinks, Restless et les Bluenotes sont autant de groupes que Neil Young utilise en fonction du projet qu’il veut réaliser “comme un peintre qui choisirait plutôt une couleur qu’une autre”.

    En 1990, C’est Crazy Horse qui est mis à contribution pour “RAGGED GLORY”(très rock). Après trois albums et une tournée hautement électrifiée qui donne naissance au triple CD "ARC-WELD", Neil Young choisit de revenir à la guitare sèche, pour changer bien sûr, mais aussi par nécessité, car ses oreilles ont été mises à rude épreuve tout au long du "Ragged Glory Tour", au point de ne plus pouvoir en supporter davantage. Les conditions sont donc réunies pour enregistrer un album acoustique, un disque dans le même esprit que "Harvest" et avec la même équipe. “HARVEST MOON” (sympa mais bon...) sort finalement en novembre 92, vingt ans après “Harvest”.

    Dans la continuité de “Harvest moon”, Neil Young publie un album “UNPLUGGED” en juin 93. Egalement disponible en vidéo-cassette, cette session acoustique réalisée pour MTV offre un choix de quatorze titres répartis sur l’ensemble de sa carrière, un choix qui a dû être difficile puisque, à raison d’un album par an, Neil possède un répertoire d’environ 300 titres.

    Après “Philadelphia”, un titre écrit spécialement pour la bande originale du film de Jonathan Demme, Neil Young retrouve Crazy Horse pour “SLEEPS WITH ANGELS”, en août 94.
La chanson “Sleeps with angels” (il dort avec les anges) est dédiée à Kurt Cobain, le leader de Nirvana. Après son suicide, on avait retrouvé près du corps du chanteur une note où l’on pouvait lire cette phrase extraite d'“Out of the blue” / "Into the black", la chanson-phare de l'album "Rust never sleeps" : “Mieux vaut flamber que s’éteindre à petit feu”, et Neil en avait conçu un véritable sentiment de culpabilité.
Au cours de l’été 95, Neil Young réalise “MIRRORBALL” avec l’un des fleurons du mouvement “grunge”, le groupe Pearl Jam (le problème, c'est qu'il faut aimer Pearl Jam).

    Début 96, il compose la musique du film de Jim Jarmush, “DEAD MAN", une longue pièce instrumentale de 63 minutes qu'il interprète seul, principalement à la guitare électrique. Puis, en juin 96, il produit "BROKEN ARROW", enregistré avec Crazy Horse, suivi en mai 97 par le "live" "YEAR OF THE HORSE". Quatre albums en deux ans : on le voit, Neil Young travaille à un rythme infernal.
2000, parait le nouvel album de Neil, "SILVER AND GOLD". Le résultat, c'est un travail artisanal parfait, proche dans l'esprit de son album de 1970, "After the goldrush", sauf que de mon coté, j'espérais un Young plus rock and blues, mais bon...

    Puis, au printemps 2002, il publie "ARE YOU PASSIONATE ?", où il replonge pour une large part dans l'univers soul des Disques Stax, avec la complicité des deux vétérans de Booker T. & The MG's, l'organiste Booker T. Jones et le bassiste Donald "Duck" Dunn.Ce disque est agréable et Young surprend encore en changeant de style.

    2003, il sort : "GREENDALE", (bon disque acoustique)un concept-album enregistré avec Crazy Horse et qui traite de l'évolution de la société américaine. Les dix chansons qu'on y trouve racontent la vie de la famille Green, habitants de la ville imaginaire de Greendale.


    Voilà, c'est la fin. Alors je vous préviens : Neil Young est un artiste majeur et un génie. Il est l'idole des idoles. Mais attention, il aborde tellement de styles dans sa carrière qu 'il était logique que je vous conseille des albums plus que d'autres. Ceci étant très subjectif.

    Fin 2004, il a sorti un "GREATEST HITS" très correct, commencez par ça et vous verrez si vous accrochez au son de la guitare du loner.

    De toutes façons, jetez-vous sur "Live Rust" de 1979; vous aurez un super best of de sa meilleure période, le tout avec un son à tomber, alors ...
Par Nicolas - Publié dans : Bios et Discographies
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Mercredi 29 juin 2005
Le retour du Space Cowboy



Enfin le nouveau LP.
Mais tout d'abord retour sur la discographie de Jamiroquai et de son Chanteur compositeur Jay Kay.


C'est Jay Kay qui créa le groupe britanique en 1992, l'appellant Jamiroquai; 'jam' car il aime le jazz et 'iroquai' en hommage aux Indiens Iroquois. Le groupe arrive dans le monde de la musique avec un single : When You Gonna Learn?.

Il signe alors un contrat avec Sony Music pour 8 albums et 1 million de dollars qu'il empoche tout de suite, et l'année suivante il sort son premier album Emergency on Planet Earth qui est disque de platine dès sa sortie en Angleterre (300 000 exemplaires vendus en France), c'est un LP qui est très sympa malgré son ancienneté (relative). Les titres les plus aboutis sont : When you gonna learn, Too young to die, Blow your mind, Revolution 1993.

Il annonce déjà leur style original de musique, qui est un mélange de soul, de techno, de funk, de jungle et d'acid jazz.

En 1994 apparaît le deuxième album The Return Of The Space Cowboy, qui place Jamiroquai comme l'un des meilleurs groupes de musique des années 90 (+ de 200 000 exemplaires vendus en France). A retenir sur ce LP : Le magique Space cowboy (le clip est superbe). Le reste des titres est dans la lignée du premier album et toujours aussi agréable à écouter sur une très bonne chaine HI-FI (avec Jamiroquai il vaut mieux du bon materiel pour profiter de toutes les subtilités des arrangements).

Le troisième album de Jamiroquai est le sublime Travelling Without Moving sorti en 1996 et qui s'est vendu à + de 8 MILLIONS d'exemplaires.Ce qui permet à Jamiroquai de rassembler 4 MTV Américain et un Grammy en 1997 et d'être dans le livre des records pour etre l'album de jazz le plus vendu !!!.

Les meilleurs titres de l'album sont Virtual insanity, Cosmic girl, Alright, Travelling without moving (avec le démarrage de la Ferrari en début de chanson : culte!)

L'année suivante, il est choisi pour écrire la musique de la B.O. de Godzilla, et pendant que celui-ci s'effondre (le film), Jamiroquai devient N°1 au Royaume-Uni avec Deeper Underground. Après ça, il commence à faire plusieurs B.O. de film comme Titan A.E. .

Le 15 juin 1999, est apparu le quatrième album de Jamiroquai, Synkronized, qui n'a pas fait un vrai carton malgré Canned heat et Supersonic qui sont des titres incontournables.

Le 4 Septembre 2001 sort A Funk Odyssey. Superbe album qui rattrape la demi-reussite du précédent album. Avec le recul c'est mon album préféré avec Travelling Without Moving.
Il comporte des titres indispensables : Feel so good, Little L, You give me something, Love foolosophy, Main vein, Twenty zero one ... ... ...

En 2005 Le groupe a vendu 20 millions d'albums et revient depuis le 7 juin avec :

Dynamite.


Trois semaines que je l'écoute et avant toute chose je veux pousser un coup de gueule : Achetez la version britannique ou japonaise car elles ont 12 titres au lieu de 11 pour la française ! (Pour Vertigo de U2, c'était déjà la même chose, et je doute que les fans apprécient) Sans compter que Time won't wait, la chanson bonus est plus que bien.

Bon, parlons de la version anglaise : Le single Feels just like it should est vraiment top et je ne me lasse pas de l'écouter (à noter que le single fait 1 mn de plus que la version de l'album, ce qui est curieux car d'habitude c'est le contraire, mais la stratégie est bonne pour faire acheter l'abum et le single).

Sinon Electric mistress, Starchild et Time won't wait ressortent bien de l'album de par leur qualité. Mais seul (Don't) give hate a chance parvient à égaler Feels just like it should.

Enfin, c'est un peu tôt pour apprécier à sa juste valeur un album de Jamiroquai car ils sont comme le bon vin, ils donnent le meilleur d'eux même avec les années.

Dernière minute : Novembre 2007 sort son premier best of.


Par Nicolas - Publié dans : Bios et Discographies
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