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Mercredi 3 août 2005 3 03 /08 /Août /2005 00:00
   

    David Jones est né à Brixton (à coté de Londres) le 8 janvier 1947 et découvre la musique grâce à son frère. Il apprend le travail du bois dans un collège technique et travaille le saxophone. C'est à cette époque qu'au cours d'une rixe sa pupille restera paralysée. Il commence à jouer et s'exprime par la suite dans divers groupes (King Bees, Manish Boys, The Buzz). Pour ne pas être confondu avec Davy Jones, le leader des Monkees, il prend le nom de David Bowie fin 65 (nom emprunté au couteau "Bowie").


    En 1967, il sort un premier album solo "David Bowie". On peut déjà sortir de ce LP une très bonne chanson : "come and buy my toys".


    Il sort en 1969 son album "Man of Words, Man of Music", qui prendra par la suite le nom de "Space Oddity" et qui fera décoller sa carrière. Il tourne aussi avec le groupe The Hype (Mick Ronson, Tony Visconti et l'ex-Rats John Cambridge).

    En 1970, toujours accompagné de Ronson et Visconti, Bowie sort "The Man who sold the World" comprenant la célèbre chanson éponyme (reprise par Nirvana), album qui rencontrera un succès mitigé. Je dois avouer que même avec le recul des années, l'album est bien moyen comparé à ce qui va suivre. L'année sera aussi marquée par son mariage avec Angela Barnett.

    En 1971, il sort "Hunky Dory" véritable bijou qui , lui, remportera un franc succès avec des titres incontournables comme : "changes", "oh ! you pretty thing", "life on mars". (Trevor Bolder remplace Visconti à la basse qui se consacre à la production de l'album)

    Mais la gloire arrive en 1972 avec "The rise and fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars".On retiendra sur cet album : " moonage daydream", "starman", "Ziggy stardust".
L'ensemble des compositions est exceptionnel.

    "Aladdin Sane" sort l'année suivante avec des titres comme : "Jean genie", "cracked actor", "time" et une reprise décapante de "let's spend the night together " des Stones. Comme l'album  précédent l'album entier s'écoute d'une traite.

    Cette même année Bowie assure la production d'autres musiciens (Lou Reed ("Transformer"), The Stooges et Mott the Hoople ("All the Young Dudes")..), il est devenu un incontournable de la scène mélangeant musique et prestation quasi théâtrale...
Il décide finalement de se débarasser du personnage trop encombrant de Ziggy Stardust le 3 juillet 73 sur scène (Ziggy était un nom emprunté à un tailleur londonien et Stardust venant du Legendary Stardust Cowboy). Un enregistrement de ce concert sortira d'ailleurs 10 ans plus tard sous le nom de "The Motion Picture". En 2003, une réédition supervisée par Tony Visconti est sortie dans les bacs, je ne saurais que trop vous la conseiller.


    1973 est aussi la sortie de "Pin Ups", album de reprises relativement sympathique qui signe la dernière collaboration avec le guitariste Mick Ronson.

    "Diamond Dogs" paraît en 1974. Outre la couverture où Bowie apparaît mi-homme, mi-chien, l'album est aussi un incontournable de sa carrière avec les titre "rebel rebel", "1984" et à mon goût la perle de l'album "we are the dead".
"David Live at the tower Philadelphia" suit en octobre 74 (bon live aussi réédité par Visconti en 2005)

     "Young Americans" sort un an plus tard. Lennon signe un titre avec Bowie : "fame", et l'accompagne à la guitare sur "across the universe" (reprise des Beatles). L'album est bon, mais on sent que Bowie n'est pas au mieux.Il s'est séparé de son épouse et de son manager Tony Defries, il est alors méconnaissable et tombe dans la drogue.

    Il se crée alors un nouveau personnage: the Thin White Duke, et revient en 1976 avec un sublime album au style musical très différent des précédents : "station to station". Le titre éponyme de 10 mn est ahurissant, "wild is the wind" est une magnifique ballade, mais la pièce de résistance est le joyau " stay" avec un riff à tomber (peut-être ma chanson préférée de Bowie).

    1977, en plein mouvement punk auquel il n'adhère pas, il part à Berlin pour enregistrer avec Brian Eno (ex-Roxy Music) ce qui deviendra la trilogie Berlinoise complètement à contre courant de l'époque car très électronique.
Début de l'année sort le premier de la série : "Low". C'est un album au style très froid avec de remarquables compositions : "speed of life", "sound and vision" et surtout "always crashing in the same car".

    Fin 1977 "Heroes", deuxième de la trilogie et magnifique réussite artistique aussi. A retenir : "V-2 Schneider", "the secret life of Arabia". Bien évidemment "heroes" est le morceau de résistance de l'album avec un Robert Fripp (King Crimson) à la guitare qui transcende le titre".
Incontournable.

    L'année qui suit voit la sortie de "On stage", un live encore et toujours réédité par Visconti en 2005, avec remixage, bonus tracks, etc...

    Le dernier volet de la trilogie arrive en 1979 : "Lodger". La recette est toujours la même et ne lasse toujours pas. Je retiens pour ma part sur cet album : "Boys keep swinging" et le déjanté "look back in anger" où le solo de guitare d'Adrian Belew fait merveille.

    Septembre 1980, nouvel album de bowie où il apparaît en clown blanc sur la pochette : "Scary monsters and super creeps". Ne vous y trompez pas, ce LP n'a rien d'une plaisanterie, c'est même un des meilleurs albums de l'artiste avant longtemps.Il est N°1dans tous les pays d'Europe. Finalement le style n'est pas très différent des albums précédents. C'est un album concept qui débute avec le magnifique "it's no game part 1" et se termine avec son jumeau mélodique "it's no game part 2". Entre les deux viennent se greffer "scary monsters", "fashion" et le bijou "ashes to ashes".
Rien à dire, superbe album pour clore les seventies.

    1981, il collabore avec Queen pour signer le single "under pressure". Gros succès commercial et bonne chanson.

    Début 1983 sort dans les bacs ce qui sera le plus gros succès commercial de Bowie : "Let's dance". Je suis un fan invétéré de la chanson titre de l'album avec ses 7mn et la lead guitar de Stevie Ray Vaughan. Même si c'est un classique, c'est toujours aussi bon de l'écouter en entier. Le problème c'est que le reste de l'album, mis à part "china girl" et "shake it" est quand même un peu en dessous. Musicalement Bowie a pris un virage à 180 degrés pour rentrer dans le son des années 80...

    Ce qui devait arriver ...  arriva.
1984, il sort "Tonight". Autant dire que la flamme est éteinte, à part "god only knows" reprise des Beach Boys qui est un très bon titre, l'album sonne très commercial et très 80's. Pour les amateurs uniquement.

    Heureusement 1985 est sauvée par les singles "this is not America" (collaboration avec Pat Metheny) et "absolute beginners". Le son est 80's mais très bon.

    1986, Bowie co-signe la B.O. du film "Labyrinth".  Amusant, sans plus.

    Nouvel album studio pour Bowie en 1987 : "Never let me down". Rien à dire : très 80's, très commercial, il perd ses fans de la première heure. De son propre avis, ces années resteront pour lui une lente descente aux enfers.

    En 1989, il essaie de se relancer en créant le groupe Tin Machine avec les frères Hunt et Tony Sales (anciens musiciens d'Iggy Pop) ainsi que le guitariste Reeves Gabrels mais ça n'a pas le succès escompté. Après les albums "Tin Machine I" et "Tin machine II", Bowie reprend l'aventure solo et retrouve le succès grâce à "Black tie White Noise" en 1993 avec le single "jump they say". Une nouvelle fois le changement de style musical est total : "the wedding song","I feel free". L'album ne ressemble à rien d'autre qu'à du Bowie, sauf que le Bowie des 90's est bien plus inspiré que celui des 80's.
Il se marie au top model Iman

    Fin 1993 il signe la musique d'un téléfim en quatre parties pour la BBC : "The buddha of suburbia". Très correct et dans la veine de l'album précédent

    En septembre 1995, Bowie revient avec "1.Outside". Son ancien complice Brian Eno est aussi de la partie. Résultat : un album concept qui n'est pas sans rappeler la période berlinoise avec le son de 95 (jungle sur "hallo spaceboy" et "I'm deranged"). Tous les titres sont agréables avec une préférence pour "I've not been to Oxford town", "no control" et "outside". A cet album devaient succéder 3 autres opus dont le deuxième : "2.contamination", mais les dizaines d'heures de bandes enregistrées par Eno et Bowie resteront sans doute dans les oubliettes.

    1997, "Earthling" : Jungle quand tu nous tiens. En effet cet album est presque entièrement  jungle. N'étant pas particulièrement fan de cette musique, je dois reconnaître que le LP est largement écoutable dans son ensemble.
Titres à retenir : "little wonder" et surtout "I'm afraid of americans" (duo avec Nine inch nails).

    "Hours" débarque en 1999 et on peut dire que Bowie a réussi les 90's. J'aime beaucoup cet album car désormais Bowie fait une musique qui assimile toutes les meilleures périodes de sa longue carrière.
"what's really happening" et "something in the air" nous replongent dans l'angoissante ambiance des albums de la fin des 70's."the pretty things are going to hell" fait même une incursion dans  le métal.

    En 2000 Bowie enregistre au BBC theater un superbe live où se côtoient anciennes et nouvelles compositions. Le son est magnifique, les musiciens au top. "stay" est à tomber. C'est le 3ème disque bonus de "Bowie BBC sessions". Les deux premiers disques sont de la période 70-72.

    2002, sort "Heathen". L'album préfigure le nouveau style Bowie des années 2000. On retiendra "cactus" et "slow burn". Musicalement parfait mais un peu sombre à mon goût.
    C'est aussi le temps de la sortie d'un best of de Bowie. Il est soit simple (20 titres) soit double (40 titres), il y a une vingtaine d'exemplaires selon les pays avec un track listing différent. Tous ces best of recoupent 63 titres de bowie. Le double version americaine est sympa pour découvrir l'artiste, mais beaucoup de titres sont en version single, donc plus courte (dommage).


    "Reality" est disponible en septembre 2003, quasiment 1 an après "Heathen" et cette fois-ci c'est du très très grand Bowie. Tous l'album est génial. Voici quand même mes préférences : "new killer star", "never get old", "looking for water", "days", "reality", "bring me the disco king" et le superbe hommage à George Harrison avec la reprise de "try some, buy some".
    Sur le collector figure un réengistrement de "rebel,rebel" qui est excellent (tiré de la B.O. de Charlie's angels).

    Pas évident de commenter la discographie de Bowie, surtout que les avis divergent souvent. Mais je ne pense pas avoir commis de crime impardonnable.
Par Nico - Publié dans : Bios et Discographies
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