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Bios et Discographies

Jeudi 10 février 2005


Un très grand groupe surtout pendant 15 ans


Peter Gabriel/Phil Collins/Tony Banks
Mike Rutherford/Steve Hackett

Voici le line-up qui officie à partir du troisième album du groupe Nursery Crime.
Line-up légendaire, en rock progressif on a selon moi jamais fait mieux avec Pink Floyd.
Je vais vous donner comme d'habitude les albums essentiels à se procurer pour vivre à fond l'expérience Genesis.

Tous les albums de Genesis ont été remasterisés depuis 1994, et pour une fois, ce n'est pas de la poudre aux yeux. Le travail a été impeccablement réalisé, on dirait presque que tout a été enregistré en numérique à l'époque, ce qui évidemment n'est pas possible.
Jetez vous sur Nursery Crime (71), Foxtrot(72), Selling England by the Pound(73) et le double album concept The Lamb lies down on Brodway(74).
Ces albums sont composés et joués par le line-up que j'ai précedemment cité.
J'étais fan de Peter Gabriel avant de connaître ses albums avec Genesis, depuis je suis encore plus fan et je comprends encore mieux sa musique en solo (il quittat le groupe début 1975 après un dernier concert à Saint-Etienne).

Ces quatre albums sont inracontables, ils sont l'essence du rock progressif, un rock progressif très abordable et beaucoup moins prise de tête que celui de Yes, qui pour moi est beaucoup moins qualitatif mélodiquement.
Dans Foxtrot il y a une chanson nommée Supper's Ready, elle dure plus de 22 minutes et je ne me suis jamais ennuyé à l'écouter.
Le chef d'oeuvre reste quand même "Broadway", double album mettant en scène les délires intérieurs de Gabriel accompagné par des musiciens au top. Les claviers de Tony Banks sont précis, fluides, envoutants; La basse et la guitare 12 cordes de Rutherford limpides; Steve Hackett fait sonner ses guitares comme des violons (à ce propos c'est le guitariste inventeur du "tapping" et non pas van halen comme il se plaît à le faire croire, de toutes façons il ne l'utilise pas avec Genesis); Phil Collins s'impose comme le meilleur batteur de l'époque en termes de dextérité et de finesse.

Le Genesis qui suit le départ de Gabriel est (même dans le premier album) très différent, on se sent orphelin du délire de Gabriel, musicalement Trick of the Tail (76) est réussi surtout le morceau Dance on a Volcano. Cet album se vendra curieusement bien mieux que les précédents à l'époque ???

Wind and wuthering (77) est une redite du précédent, toujours impeccable mais il manque un je ne sais quoi. A noter la sortie d'un double live en 77 (seconds out) qui permet à Collins chanteur, d'interpréter sur scène admirablement bien des titres de la période Gabriel ainsi que des nouveaux, un très bon live, on dirait presque un son studio tant la production est fine.

1978 voit la sortie de And then there were Three, album sans Hackett, il ne sont plus que trois. Il y a de bons titres mais de très mauvais aussi, ça sent la fin.

Duke (80), LE CHOC : excellentissime album du début à la fin, le trio Banks-Collins-Rutherford débarque en force dans les années 80. Les trois musiciens jouent à leur maximum, Rutherford est un genie à la basse et aux guitares, Collins est le dieu de la batterie et les claviers de Banks mettent tout ça en scène. C'est un album qui n'a rien à voir avec le précédent, on dirait que ce n'est pas le même groupe qui joue, ils ont digéré les départ de Gabriel et Hackett. Duke's travel et Duke's end, les deux morceaux qui concluent l'album sont des prouesses techniques et mélodiques. Indispensable.

Abacab (81) ne vaut que par le single du même nom qui est un pur chef d'oeuvre. On sent que Collins s'occupe de sa carrière solo qui marche plus que bien.
Three sides live (82): Magistral album live avec un medley qui contient In the cage , Slippermen ... et d'autres titres du Gabriel's Genesis. Il existe deux versions de ce double album, l'originale de 82 avec 3 faces live (d'où le titre) et une face studio (deux 33 tours, 4 faces ), lors de la réedition cd remasterisée le second disque ne contient plus les titres studios, mais d'autres lives. Je possède quand même une version cd d'avant la remasterisation de 94 ou les quatre vrai faces de l'époque ont été conservées. Je n'ai jamais su pourquoi l'album avait été modifié, quoiqu'il en soit très bon album dans les deux versions.

1983, Genesis sort "Genesis". Mama est un morceau noir et interessant mais on va vers le commercial avec That's All. Alors on aime ou on aime pas, Histoire de goût.
1986 Invisible Touch, succès commercial phénoménal pour un album très formaté mais tout de même très bon. Collins est la star du groupe et remplit les stades plus que jamais.
1991 We can't Dance : Même recette, même succès. I can't Dance, No son of Mine etc...
Les deux lives qui sortent en 92-93 sont excellents, sur le premier il y a des morceaux courts (commerciaux) et sur le second des titres plus longs où l'on a le plaisir de réentendre du old Genesis. La production des lives est comme toujours impeccable, une référence en prise de son.

Dernier album de Genesis 1997: Calling All Stations : Ultra décevant. Collins est parti, il est remplacé par Ray Wilson (ex chanteur de stilskin qui s'est fait connaître en France grâce à une pub Levis), à la batterie je n'ai même pas regardé qui jouait, et Banks + Rutherford ne sont plus que les deux présent du line-up de 1971.
C'est l'album de trop, même Banks le reconnaîtra après coup; ça n'est plus du Genesis. Collins était finalement indispensable au groupe.

En 70 Genesis (Gabriel,Banks,Rutherford,Phillips,Mayhew) a sorti avant Nursery Crime l'album Trespass qui vaut le coup d'être acheté pour The Knife, mais bon le groupe n'est pas à mon sens encore au point.
Je ne parlerai presque pas de Genesis The first Album qui date de 68 et qui est tout à fait différent du style Genesis même si Gabriel est là.

Voilà, je n'ai pas tout dit, mais vu l'importante discographie du groupe, si vous suivez mes conseils vous vous éviterez bien des désillusions.

Le site du groupe en anglais : http://www.genesis-music.com
Par Nicolas
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Jeudi 10 février 2005


Voici en quelques lignes ce que vous devez savoir sur ce groupe .

En ce qui me concerne, et c'est l'avis de la grande majorité des fans de Purple, le line-up le plus intéressant du groupe débute en 1970 avec Richie Blackmore (guitare), Ian Paice (drums), Jon Lord (claviers), Ian Gillan (Chant) et Roger Glover (basse). C'est à mon avis la naissance du vrai Deep Purple.

L'album In Rock (70) est truffé de perles comme Child in Time où la voix de Gillan atteint des sommets, Speed King et black night. Achetez absolument la version 25 éme anniversaire qui est entièrement remixée et pleine d'inédits.

L'album suivant Fireball(71) est sympa mais moins intéressant, enfin rien que pour Fireball, No one Came et Anyone's Daughter il mérite de figurer dans votre discothèque.

1972 : Machine Head, trois titres phares : Highway Star, Smoke on The Water, Space truckin'. L'album de référence de Purple, rien que ces morceaux vous accompagneront pendant des années. Evidemment Smoke est Hyper connue, mais ça reste quand même une grande claque, quant à Highway star, écoutez le solo guitare de Blackmore au milieu du morceau et vous comprendrez. Achetez le en version anniversaire car il comporte l'ancien et le nouveau mixage ainsi que des bonus. Plus qu'indispensable!

1972 , Le live !!! Made In Japan. Tout y est, et en plus long, rien que du bonheur. La prise de son est en plus magnifique. En 93 Live in Japan nous livre le reste des 3 concerts japonais d'août 72, ce qui fait qu'avec les deux albums vous avez l'intégralité des 3 jours. Ca vaut le coup de les avoir car l'interprétation des morceaux est relativement différente d'un soir à l'autre. Néanmoins même si vous n'avez que Made in Japan, il vous comblera. Préférez la version anniversaire aussi.

Who do we think we are(73) : La chute, le duo Blackmore Gillan ne peut plus se voir et ça se sent sur l'album, la magie est partie. C'est un album à réserver aux fans. Gillan et Glover quittent le groupe.

En 74 David Coverdale remplace Gillan comme chanteur et Glenn Hugues assume le rôle de bassiste/chanteur. L'album Burn sort, il ne vaut que pour le titre Burn. Deux albums suivront dont le dernier sans blackmore qui forme Rainbow. Achetez les si vous voulez mais ce n'est plus pareil. 77, le groupe se sépare.

1984, Gillan, Blackmore,Paice,Lord,Glover reforment Purple après des carrières solos dans l'ensemble assez réussies. Perfect Strangers sort donc dans les bacs, personnellement bien que l'album soit sympa, je trouve que la magie n'y est plus. L'album qui suit en 87 : House of Blue light n'est pas bon. Gillan quitte à nouveau le groupe remplacé par Joe Lynn Turner, chanteur à la voix peu agréable, et en 89 sort un nouvel album qui est à éviter (d'ailleurs vous n'aurez pas le titre).

1993, on se reforme à nouveau avec le retour de Gillan : The Battles Rages On.
L'album n'est pas si mal que ça, même si Gillan n'a plus sa voix légendaire. Il vaut le coup d'être acheté, car c'est du bon rock de temps à autres. Le groupe fait quand même un peu trop dinosaures du rock, de plus Blackmore quitte le groupe avant la tournée japonaise qui sera assurée par Satriani.

Alors évidemment, sans Blackmore qui est l'essence même du groupe on voit mal comment ils peuvent continuer. Ce n'est pas l'avis des 4 membres du groupe qui décident que finalement Blackmore n'est pas indispensable au son Deep Purple.

1996 Purpendicular sort avec Steve Morse à la guitare et curieusement, c'est un magnifique album où le groupe renoue avec ce qui a fait son succès au début des seventies : un vrai son Purple (plus rock). Morse réussit à faire oublier Blackmore!
1998 Abandon, porte bien son nom, le groupe est le même, mais je trouve l'abum d'une platitude navrante.
2003 Lord quitte le groupe, Don Airey le remplace. Purple sort Banana's, et le constat est le même que précedemment. C'est pas mauvais, mais ça n'apporte plus rien émotionnellement. En 2005 le groupe sort Rapture of the Deep : Le meilleur est définitivement derrière eux, mais bon ça fait toujours plaisir.

Le mot de la fin : Allez acheter Machine Head pour déguster du vrai Purple!



Site officiel en anglais : http://www.deep-purple.com
Par Nicolas
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Jeudi 10 février 2005


Quel groupe, quel choc lors de la première écoute!

Commençons par le début : Led Zep s'est formé sur les ruines des Yardbirds en 68. Jimmy page est le guitariste de ce groupe finissant quand il décide de former les New Yardbirds avec Robert Plant (chant), John Bonham (drums) et John Paul Jones (Basse et claviers). Sachez que Jimmy page fut le troisième guitariste des Yardbirds, il a succédé à Eric Clapton et Jeff Beck, impressionnant non ?


Les 4 membres décident vite de se renommer Led Zeppelin et enregistrent en 69 Led Zeppelin I : Premier album, première merveille qui marque la naissance d'un rock puissant doré sur tranche. Tout y est déjà : Du rock qui sonne fort en ligne directe du blues. L'album s'écoute en entier, seul your Time Is Gonna Come n'a rien à faire là. Ecoutez Communication breakdown et Dazed and Confused et vous ressentirez la puissance du groupe.


Fin 69 sort Led Zeppelin II, même style, même bonheur que le précédent. Whole lotta love et son riff reconnaissable entre tous est sur l'album. On peut retenir aussi les magnifiques Heartbreaker, Ramble on, Moby dick et Surtout Bring it on Home.

1970, Led Zeppelin III . Là, on a affaire à un album beaucoup plus blues et pour certains fans, c'est le meilleur. Après dix ans d'écoute, je crois que je suis d'accord avec eux, car il est très dépouillé, il n'a pas vieilli et il est bourré de perles : Celebration day (préferer quand même la version live), Since I've been loving you (Page est magistral à la guitare), out on the tiles, Gallows pole Bron-y-aur stomp.
C'est un classique.

1971, devinez le titre ?

Led Zeppelin IV : Le Zeppelin s'envole littéralement vers les cieux. C'est un album assez mystique, c'est d'ailleurs pour ça qu'il est si profond.
Premier titre : Black Dog, rythme cassé, entêtant, du bon du très bon.
Rock and Roll enchaîne avec un bonham très inspiré.
Mais c'est surtout pour le grand public l'album de Stairway to Heaven, merveilleux titre avec un final Page/Plant éblouissant.
Le morceau final When the Levee Breaks est peut être mon préféré de l'album car Jimmy Page y place une mélodie de refrain fa-bu-leu-se.

1973, Led Zeppelin V ? et non c'est Houses of The Holy.
Toujours un superbe album, le style est différent du précédent mais c'est toujours aussi géant. The Song Remains The Same est un morceau où l'on sent plus que jamais que le trio guitare, basse, drums ne fait qu'un.
Il y a même un reggae : D'yer Maker.
Over The Hill and Far Away est un morceau très riche et en tout point parfait, il met en exergue le relief innimitable que Led Zep peut apporter à sa musique.
No Quarter est le titre que vous vous passerez pendant des années pour vous détendre, les claviers de John Paul Jones sont Hallucinants.
Toujours un Must.

1975, le double album Physical Graffiti arrive dans les bacs. C'est l'album de la maturité. Page, bonham et Jones sont fusionnels dans cet album, Plant ajoute son timbre si particulier pour nous conduire vers le son parfait.
C'est en fait un LP qui représente tous les style du Zeppelin depuis 5 ans.
Mais attention, c'est un album de référence et impeccablement produit où John Paul Jones et ses claviers s'installent beaucoup plus. Outre Kashmir qui est le morceau le plus connu du premier disque, In My Time Of Dying est un titre de plus de 11 minutes où le groupe porte le "Hard Blues" vers des sommets. Une partie du second disque est très proche de Led Zeppelin III. D'autre part, Plant est assez influencé par Neil Young avec Down By The Seaside.
Un disque aux multiples influences et très riche musicalement.

1976, Led Zep revient avec Presence. L'année précédente Robert Plant a été victime d'un très grave accident de voiture. La rééducation fut longue, mais le groupe nous offre un très bel opus, riche De titres comme Achille's Last Stand où les quatre artistes se lancent dans une course effrénée via le tempo sans concession d'un bonham sans limites. Nobody Fault But Mine est de la même trempe. Les autres titres sont un peu en dessous, mais c'est toujours du bon Led.
La même année sort un live qui est la bande originale du film : The Song Remains The Same. Si le film montrant le groupe en famille et sur scène est à oublier, le disque est très important car c'est le premier live officiel du groupe. Malheureusement il ne contient pas de titres postérieurs à 73; néanmoins il est magnifique surtout par le morceau Celebration Day qui est transcendé par Page, et Dazed & Confused qui dure 26 minutes au lieu de 6 !

In Throught the Out Door (79) marque la fin de 3 ans d'absence de Led Zep en Studio. Plant a perdu son fils, et dans l'album on ressent toute cette douleur particulièrement dans le titre All My Love. Cet album scelle aussi la prise de pouvoir de Jones dans la composition et les orchestrations. Les synthétiseurs sont très présents. Le son est moins rock, mais ce n'est pas nécessaire au Zeppelin pour exister. Les deux morceaux qui ressortent sont les plus marqués par Jones : Carouselambra et South Bound Saurez.
Cet album fixe toute la détresse de Plant. C'est le dernier du vivant de Bonham, alors...

Le 25 septembre 80 John Bonham est retrouvé mort par John Paul Jones (il n'aura pas résolu son problème avec l'alcool). Le groupe décide de ne pas continuer.

En 82 sortira Coda, compilation de titres inédits de Led Zep. Bonzo's Montreux, titre de Bonham essentiellement réalisé à la batterie est un bijou, il date de 77.

En 94, Page et Plant sortent le disque No Quarter où figurent des lives, des réorchestrations de leurs titres Led Zep et deux inédits. Les lives sont intéressants (orchestre oriental en accompagnement). Mais oublier d'inviter John Paul Jones sur cette sorte de MTV unplugged est plus qu'une faute de goût. Pas vraiment Led Zep, mais bon album, même si Plant n'a plus la voix d'antan.

En 1997, BBC Sessions débarque. Il s'agit de sessions qui couvrent la période des quatre premiers albums. Très correct, avec des inédits dont un qui est pour moi (même s'il s'agit d'une reprise) un des meilleurs Led Zep : Travelling Riverside Blues.

1998, Page et Plant se croient obligés d'enregistrer un album studio Walking into Clarksdale sous le nom Page et Plant (heureusement). La magie est partie. Achetez plutôt le magnifique album Coverdale/Page qui date de 1993, ultime témoignage du rock des seventies, LP méconnu mais grandiose.

2003 How the West Was Won , triple live de 72 bien produit et nécessaire car Led Zep n'est jamais aussi bon qu'en live.
C'est aussi l'année de la sortie du double DVD consacré à Led Zep. Il s'agit de lives retraçant l'histoire du groupe de 69 à 79. On enfin droit à des lives post 73.
Jetez vous sur la version live de Whole Lotta Love de Knebworth 79, vous en oublierez les autres version, et je pèse mes mots. Le son et l'image sont superbes. Indispensable et Parfait.

Enfin si vous voulez découvrir Led Zep, achetez en premier Le double best of Remasters de 90. Il inaugure la série de l'intégrale remasterisée et des coffrets remasters.
Attention après l'écoute de ce best of il se pourrait que vous fassiez comme le fan absolu que je suis : acheter l'intégrale de Led Zep 2 fois (originale et remasterisée car le mixage est différent).
En attendant bonne découverte.


Site non officiel mais superbe : http://www.led-zeppelin.com
Par Nicolas
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